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@ctuPlume n°2 - Octobre 2017

Retrouvez sur cette page les articles de L'@ctuPlume d'octobre 2017 dans leur intégralité.

REPORTAGE

SORTIR DANS UNE FORÊT DE POCHE !

Nous étions une quinzaine les 9 et 10 septembre à vivre l’aventure "Sortir !" dans la forêt de Malvoisine près de Faremoutiers en Seine et Marne. Les encadrants avaient tout préparé pour nous plonger dans la peau d’Indiana Jones à quelques encablures d’une gare de RER.















  • La pluie annoncée ne nous avait pas fait reculer. C’est chargés de nos sacs « tout en un » dont une liste précise nous avait été fournie que nous avons affronté les averses de l’après-midi, erré dans les sous-bois remplis de champignons comestibles et toxiques, cherché des azimuts à la boussole, fabriqué de l’anti-moustique aromatique, accroché aux arbres nos tarps et hamacs pour se fabriquer des nids douillets, fait chauffer notre dîner en quelques minutes grâce à des minis réchauds de compétition, exploré la forêt de nuit sans croiser de sangliers ni de renards mais bercés par le chant de la chouette hulotte.



    Le lendemain matin après avoir dégusté une confiture minute poire, citron, noisettes pour le petit déjeuner, tout a été plié et toute trace de notre bivouac avait disparu. C’est sous le soleil que nous avons laissé s’exprimer nos dons artistiques pour quelques essais de land-art, écouté des contes ou reconnu des arbres à tâtons. Ne vous méprenez pas, il s’agissait bien d’une formation car chaque séquence était ponctuée d’infos sur la réglementation, les techniques pour se protéger de la pluie ou du froid, les nœuds à connaître pour réaliser son abri idéal, les détails permettant de différencier les criquets des sauterelles et comment constituer la trousse à pharmacie indispensable. Bref une immersion de 36 heures pour se réconcilier avec le dehors.

    Découvrez toutes les photos du weekend

    Antoine Cassard-Lafon et Claire Michel,
    bénévoles de la commission Plume




 














Les écoles dans la nature.
Quand la nature s'invite dans la culture

 


Ils font l’école dehors. Sans avoir peur des microbes, du froid ou des dangers. Retour bienfaisant de l’école buissonnière en réponse au formatage, ou plutôt réconciliation avec une nature trop oubliée ou redoutée....

Qui ose faire ça ?

L’idée se pratique plutôt en Allemagne et en Belgique. En France, l’Est est plus enclin à la démarche avec Strasbourg en tête de pont. Pour le moment, ces pratiques concernent davantage les écoles maternelles et primaires, même si les collèges ne sont pas absents. Faire classe dans la nature, au contact de la nature, avec la nature, c’est un choix le plus souvent fait par les enseignants, parfois par les parents. N’oublions pas que si l’enseignement est une obligation légale, la présence à l’école ne l’est pas. Dès lors, libre aux parents de prendre des dispositions ou des disponibilités pour assurer celui-là.


Ça se passe comment ?

On va dans les bois, ou bien on a un grand jardin plus ou moins potager et avec des zones de friches ou simplement un espace ensauvagé de la cour de récréation où la biodiversité peut s’épanouir. Même en ville, l’environnement naturel vaut largement d’être exploré. Si le cadre est plus artificiel, les espèces exotiques sont plus nombreuses. Dehors, les domaines d’apprentissage sont tous bien là : langage, activités physiques, activités artistiques, structuration de la pensée, exploration du monde. Bien que la totalité des apprentissages ne se passe pas en extérieur, certains y consacrent jusqu’à la moitié du temps. Pour chaque séance, on se réunit avant puis après pour expliquer quel moment on a préféré. Et le vécu donne de la précision au récit.


Avec quels résultats ?

Au fil des témoignages, on découvre une impressionnante compilations de bienfaits : développement du bien-être physique, énergie, endurance, sans compter la confiance en soi, une meilleure santé (meilleure immunité, moins d’allergies), moins de conflits et de stress relationnel grâce à une coopération encouragée. Les jeunes sont aussi plus respectueux de la nature. On ne s’interroge pas de savoir pourquoi. Plus grande conscience de soi, moins peur de faire des erreurs, plus d’initiative et de responsabilité, créativité, imagination, concentration… Force est donc de constater, comme le dit l’anthropologue Philippe Descola : « L’opposition entre nature et culture n’est pas universelle ».


En savoir plus :

eveil-et-nature.com (blog)

www.lecoledelatransition.com

livre : Les enfants des bois. Sarah Wauquiez

 

Eric Millet, bénévole de la commission Plume




Aujourd'hui, journée noire des associations !



Les associations sont gravement menacées par la baisse souvent drastique des subventions des collectivités territoriales et par la forte réduction des emplois aidés. Toutes n'y survivront pas et feront disparaître une grande partie de l'implication citoyenne dans le bien vivre de notre société et de nos territoires. Le GRAINE Île-de-France s'associe à la "Journée noire des associations" du 18 octobre 2017.

http://www.associations-citoyennes.net/wp-content/uploads/2017/10/CP-Mobilisation-CAC-pour-dif-journaliste-apr%C3%A8s-CP-ss-contact.pdf